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Infolettre #13 : Voreppe grandit. Est-ce un bien ? Est-ce un mal ?

Dernière mise à jour : 12 mars

André Demirleau a fait évoluer Voreppe d'une petite cité rurale à une ville équilibrée, plus industrielle et dotée de nombreux équipements. Pour les Voreppins, cela a représenté un effort d'adaptation important.


André Demirleau, maire de Voreppe de 1959 à 1976
André Demirleau, maire de Voreppe de 1959 à 1976

Dans le bulletin « Informations municipales » n° 8 de septembre 1966, élu pour un deuxième mandat en 1965, il évoque cette mutation. Sa réflexion reste d'actualité. Elle nous éclaire sur la responsabilité d'un maire et de son équipe de préparer l'avenir de leur ville.


« Voilà que depuis quelques mois, tout s'est soudainement transformé et Voreppe est devenue un vaste chantier. Les pelleteuses, les bulldozers et les scrapers creusent et nivellent de partout. Tous les terrains sont traversés en long, en large et en travers par des canalisations de gaz, d'éthylène, des câbles téléphoniques, des canalisations d'eau et d'égouts.


D'un seul coup, Voreppe s'est animée. Et nous avons vu s'élever, avec une rapidité étonnante, des immeubles au Chevalon, à Bourg-Vieux, à Volouise, à Nardan et à Gachetière. La Zone Industrielle*, avec la construction des Laboratoires Pechiney, modifie l'aspect de terres que l'on croyait solidement vouées à un destin agricole. Le terrain de football, entre Voreppe et le Chevalon, première tranche de « l'Ensemble Sportif et Socioculturel » que nous désirons tous, est en cours d'aménagement. Notre vieille salle paroissiale prise en location par la Commune, est en train de faire peau neuve. Nos chaussées, malmenées par la pose des canalisations d'égout, attestent de la fièvre constructive qui s'est emparée, à nouveau, de notre cité... Voreppe quitte son aspect encore nettement rural pour prendre des allures urbaines.


Voreppe grandit d'un seul coup. Est-ce un bien ? Est-ce un mal ? C'est en tout cas la conséquence de sa situation géographique dans un département en expansion, à proximité d'une grande ville. On peut dire aussi bien « tant pis » que « tant mieux », selon que l’on conserve la nostalgie d'un passé tranquille, pittoresque et paisible, ou que l'on choisisse de contrôler l'événement afin de bâtir une cité équilibrée, en ayant à l'esprit comme souci dominant l'avenir de ceux qui viendront après nous ».


[Extrait de la revue de l’association Corepha, n°28 de janvier 2025]


*Centr’Alp

 
 
 

1 commentaire


Damien
Damien
11 mars

Petit rappel historique très à propos !

Merci

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